En passant

Tu crèches où?

Qu’on le veuille ou non, qu’on y croit ou non, à Noël, tout commence et tout s’achève dans la crèche. Alors, on va démarrer par là.

(J’en entends déjà couiner, alors soyons clairs: on va parler un tout petit peu religion, mais pas seulement. N’oublions pas que Noël est une fête à la fois chrétienne et païenne.)

Dans beaucoup de familles, faire la crèche est une étape importante des préparatifs de Noël. Chez nous, c’est traditionnel: au premier dimanche de l’Avent, branle-bas de combat! Les santons défilent au garde-à-vous sur le buffet de la salle-à-manger avant de trouver leur place pour attendre qu’un bambin de plâtre apparaisse dans la mangeoire.

Certaines personnes athées ou non chrétiennes cèdent également à ce rituel, « parce que ça fait partie de l’esprit de Noël », ai-je entendu un jour. Ça m’a turlupiné un temps: je n’étais pas bien sûre de comprendre. Et puis j’ai repensé à ce que nous avait expliqué une de nos connaissances.

Cette dame créait entièrement sa crèche chaque année. Et chaque année, l’enfant de plâtre apparaissait dans une région du monde différente: une année c’était un bidonville de Calcutta, une autre un village du Rwanda, ou bien une favela brésilienne. Le choix du lieu résultait de cette seule interrogation: où naîtrait donc le Christ aujourd’hui?

Se poser cette question, c’est donc en dérouler beaucoup d’autres: qui sont les plus humbles et les plus fragiles? Où sont-ils? Comment les accueillir et les aider? Je crois que ce n’est qu’à partir de là qu’on réussit à s’éloigner du folklore pour toucher à la véritable nature de cette fête de Noël.

Cette année, le défilé des santons aura bien lieu sur le buffet de la salle-à-manger. Mais j’essaierai aussi de porter une autre crèche, en moi cette fois, une crèche qui – finalement – n’a pas de religion.

A demain,

Hélène.

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En passant

J-30

Chers tous,

Nous voici entrés dans la période de l’année que je préfère, cette période où tout est possible:

  • les rues scintillent de poussière d’étoiles,
  • des lutins s’agitent dans les vitrines des magasins,
  • les nuits embaument le sapin (oui, sentir le sapin peut être réjouissant!),
  • les gens dans le train semblent heureux…

(Tout est possible, vous dis-je!)

Bref, dans un mois, c’est Noël! (petite danse de la joie) (pardon) (merci)

Malgré tout le bonheur que cette fête engendre chez bon nombre d’entre nous, force est de constater que tout le monde n’y est pas, à la fête, et que beaucoup de choses ne tournent pas vraiment rond, à commencer, peut-être, par nos modes de consommation et notre rapport aux biens matériels.

Je ne suis ni économiste, ni moralisatrice, ni bobo, et encore moins baba (cool!). J’ai juste envie de tenter une expérience et de vous la faire partager. J’ai juste envie de passer un Noël « (éco-)responsable » (le vilain mot…).

J’ouvre ainsi une série « En attendant Emmanuel » où je posterai quotidiennement un sujet de réflexion, un petit truc, ou une astuce pour retrouver un peu de l’esprit de Noël.

J’espère que vous y prendrez plaisir et que vous partagerez votre opinion sur ces questions ainsi que vos propres initiatives.

A demain,

Hélène.

En passant

J’ai vu

J’ai vu la plaie béante du soleil dans le ciel de Paris,

J’ai vu un manteau pourpre s’étendre sur nos vies,

J’ai vu des doigts crasseux caresser un clavier, et une bouche vide chanter la Géorgie,

J’ai vu la clameur de centaines d’yeux monter jusqu’à la nuit,

J’ai vu notre mémoire mêler hier et aujourd’hui.

 

J’ai vu et j’ai vécu.

 

Le rire des feuilles qui tombent,

Le souffle de la Seine,

Le soupir de la rue.

 

A bientôt,

Hélène.

En passant

Le retour du serpent à plumes…

Chers tous,

Vous pouvez grogner, couiner, grincer des dents, et même me conspuer de vous avoir laissés en plan sans crier: « Gare! » C’est d’ailleurs l’échine basse et l’œil minable que je me présente devant vous, pour vous annoncer que le blog va reprendre progressivement du poil de la bête.

Je vous annonçais précédemment que j’avais trouvé un stage pour tromper mon ennui. Aujourd’hui c’est une autre nouvelle que j’ai envie de partager avec vous.

Depuis le 9 octobre, je mène plusieurs vies simultanément: ma vie d’archiviste stagiaire 5 jours par semaine, ma vie de chômeuse à la recherche d’un emploi le soir et le weekend, et ma vie de blogueuse durant mes temps libres qui se sont très rapidement évaporés. D’où mon absence prolongée.

Mais ce soir j’ai abandonné l’une de mes trois vies… [Je vous laisse 5 secondes pour deviner laquelle…] Je ne suis plus à la recherche d’un emploi! [depuis vendredi soir] Mon nouveau poste est über khül et je vous en parlerai davantage lorsque tout sera signé, ce qui ne devrait pas tarder.

Je vais donc revenir, peut-être pas au quotidien comme auparavant, mais plusieurs fois par semaine. Je fixerai un calendrier précis lorsque je me serai ré-acclimatée.

A très bientôt,

Hélène.

En passant

Réseaux

Retourner au travail, cela signifie renouer avec la normalité et l’acceptation sociale (du moins quand, comme moi, on est jeune, en pleine possession de ses moyens physiques et mentaux, et sans obligation familiale). Cela signifie aussi, « étendre son réseaux », expression que l’on ne cesse de me répéter depuis plusieurs mois.

Comme n’importe qui, j’ai su me construire au cours des ans un ensemble de relations familiales et amicales. Cela relève du bon sens et des bonnes mœurs: être polie, vivante, agréable…

Mais dès lors que l’on touche aux relations professionnelles, la question se corse par le fait que l’on est généralement moins libre de parole et d’action avec un collègue qu’avec un ami de longue date.

Parfois, les choses ne semblent pourtant pas si compliquées: depuis trois jours j’ai en effet découvert que

  • mon directeur général est le père d’une camarade de promo qui elle-même effectue une vacation à quelques dizaines de mètres de moi,
  • l’un de mes collègues est le fils de la responsable du service des archives et de la documentation de ma commune de résidence,
  • une autre de mes collègues est sur le point de devenir le chef d’une autre camarade de promo (autre camarade et autre promo),
  • une troisième camarade de promo (troisième camarade, troisième promo) a été vacataire dans le même service que moi,
  • et ainsi de suite.

Tout cela, grâce à deux repas conviviaux, car, comme chacun sait, les archivistes sont de grands banqueteurs… Alors, banquetons!

A demain,

Hélène.

En passant

Gâteau à emporter au bureau

Premier jour au bureau, première invitation à déjeuner, demain, avec l’ensemble de l’unité.

200 personnes.

Rien à apporter.

A moins de racler les tiroirs de son imagination!

Recette d’un « gâteau surprise »:

  • 4 pommes épluchées et coupées en morceaux
  • 2 yaourts natures
  • 60g de beurre (salé) fondu
  • 2 cuillères à soupe de miel (de bruyère)
  • 375g de farine
  • 1 pincée de sel
  • 1 sachet de levure chimique

Préchauffez le four th. 6 (200°C).

Mélangez progressivement tous les ingrédients.

Faites cuire 35 minutes.

Le résultat n’est pas très présentable, mais semble très appétissant. (C’est l’essentiel!)

A demain,

Hélène.