En passant

Petit bonheur #1

Petit bonheur #1: récolter ses propres tomates!

Petit bonheur #1: récolter (et manger) ses propres tomates!

Article surprise du dimanche soir, bonsoir! (pour me faire pardonner de vous avoir abandonnés hier…)

Aujourd’hui c’est un peu en coup de vent que je vous écris, juste pour vous dire que l’été n’est pas fini! Et je peux en attester:

  1. le calendrier indique AUTOMNE (oui, en vilaines lettres majuscules: vous pouvez vérifier) seulement le 23 septembre,
  2. Maman vient de récolter nos premières tomates.

Comme vous pouvez le constater, les feuilles ne sont pas très belles, les plants ont poussé n’importe comment, mais les tomates que nous avons mangées à midi étaient fort bonnes.

Qui dit petit bonheur, dit petit billet. A ce niveau là, je crois que l’on peut même appeler ça une brève… Mais les bonheurs du quotidien ne sont parfois pas plus gros que 6 tomates cerises!

J’en profite également pour souhaiter une très bonne rentrée à tous les valeureux professeurs (et ils sont nombreux dans mon entourage…) qui reprennent demain le chemin de l’école. Quant aux vacanciers chanceux, je les invite à venir partager un bout de leur coin de paradis avec nous sur les réseaux sociaux avec le hashtag #EnVacancesJeProcrastine. Rendez vous donc sur la page Facebook du blog et le compte Twitter.

A demain,

Hélène.

En passant

Les années 50 : La mode en France, 1947-1957

Les jours se suivent et se ressemblent… un peu.

En effet, j’ai eu l’occasion aujourd’hui de retourner dans le XVIème arrondissement de Paris, à quelques mètres seulement du lieu où j’ai eu mon entretien d’embauche hier, dans un lieu que j’aime tout particulièrement: le palais Galliera, où nous avions décidé, Maman et moi, de visiter l’exposition Les années 50 : La mode en France, 1947-1957 qui s’y tient jusqu’au 2 novembre 2014.

Les expositions du musée de la mode de la ville de Paris constituent toujours pour moi un événement à ne pas manquer, tant ses collections sont magnifiques. La première fois que j’ai pénétré ce lieu, j’étais encore petite fille et je me souviens avoir été époustouflée par cette valse de crinolines, d’étoffes soyeuses, de plumes et de strass, témoins d’époques révolues et d’un luxe inaccessible.

Le lieu est également sublime, au cœur d’un quartier où se bousculent les immeubles haussmanniens, à deux pas de la Tour Eiffel et des Champs-Elysées. Après une longue période de restauration qui s’est achevée en septembre 2013, le palais offre aux visiteurs le charme d’une demeure de la fin du XIXème siècle dont les jardins sont accessibles librement depuis l’avenue Pierre Ier de Serbie.

Mon impatience de découvrir cette exposition était d’autant plus grande que la mode des années 1950 représente pour moi le triomphe de la féminité, de la grâce et de l’élégance. Je n’ai en rien été déçue.

J’y ai vu (et apprécié), dans le désordre: le chant du cygne Gabrielle Chanel, l’émergence du génie Saint-Laurent la suprématie de Christian Dior, la naissance du prêt-à-porter, la révolution New Look, l’allongement des jupes qui se font midi, l’enhardissement des décolletés, la volupté des hanches à basques, la beauté classique des créations de Madame Grès et de Jean Dessès, le talent des petites mains – modistes, bottiers, brodeuses, dentellières…

On pourrait créer une litanie de ces noms, égrenés au fil des modèles exposés: Balenciaga, Givenchy, Carven, Balmain, les deux Jaques – Fath et Griffe -, Madeleine Vramant, Lola Prusac, Cardin… Tant de maisons disparues!

Au milieu de ce défilé de mannequins, des coupures de presse et des extraits audiovisuels. Tout est fait pour plonger le visiteur dans un autre siècle, une autre époque où l’on changeait de toilette à chaque heure de la journée. Ne pas confondre le tailleur du matin avec celui de l’après-midi!

En un peu moins de deux heures nous avons ainsi effectué un merveilleux voyage dans le temps qui nous a ravies et que je vous recommande vivement. Un voyage dans le temps qui fait cependant très nettement écho aux tendances du moment, pour peu que l’on s’y intéresse. Le midi n’a-t-il pas été sacré longueur de la saison printemps-été 2014? Les crop-tops (comprenez hauts raccourcis au nombril) créés dans les années 1950 comme accessoires de plage n’ont-ils pas dernièrement envahi les podiums?

De même que le New look lancé par Christian Dior trouvait son inspiration dans le siècle des Lumières, la mode du XXIème siècle regarde soixante ans en arrière. Pour vous en persuader, je viens de créer un tableau Pinterest rapprochant modèles vintage et créations récentes: n’hésitez pas à le consulter!

Je ne saurais que trop vous conseiller également d’aller visiter cette exposition avant le 2 novembre 2014, pourquoi pas durant ce week-end qui s’annonce particulièrement pluvieux et est par ailleurs le dernier durant lequel vous pourrez bénéficier du tarif réduit pour les moins de 26 ans? Si toutefois vous êtes retenus en province ou à l’étranger, je laisse à la fin de cet article quelques références qui vous permettront de la visiter sans quitter votre fauteuil, qu’en dites vous?

Sur ce je vous souhaite une très belle fin de semaine. A demain,

Hélène.

Pour en savoir plus: Le Palais Galliera a publié en ligne un article détaillé présentant l’exposition Les années 50 : La mode en France, 1947-1957, article accompagné notamment de l’interview du directeur du musée, très éclairante quant à la scénographie adoptée. Toutes les informations pratiques pour s’y rendre y sont précisées. Par ailleurs, le magazine Vogue a publié un diaporama des modèles emblématiques de l’exposition.

En passant

Retour à la vie active

Ce billet fait écho au dernier article rédigé par Fa, alias Biroulegem, sur son très joli blog. Elle y écrit son dernier trajet en train pour aller bosser, tandis que je viens de vivre mon retour dans les transports en commun. Direction: Paris, pour un entretien d’embauche.

Première étape d’un retour à la vie, dite active? Vraisemblablement non, du moins pas dans l’immédiat. Mais ce renvoi au bruissement de la ville m’a redonné envie d’y participer.

J’avais emporté mon appareil photo. J’avais l’intention de vous proposer un petit reportage sur mon périple à travers le XVIème arrondissement (Meuh oui!). J’avais emporté mon appareil photo et je l’ai laissé dans mon sac… Ne restent donc de cette journée parisienne qu’un chapelet de personnages.

Il y a d’abord eu le patriarche chantant la tyrolienne dans les couloirs du métro.

Une très (très, très, très) jolie poupée aux yeux d’aigue-marine que l’on aurait pu prendre pour ma petite sœur et qui m’a pourtant assurée que j’étais trop jeune pour occuper le poste.

Des hordes de Chinois souriant niaisement devant l’Arc de triomphe qu’il n’auront finalement vu qu’au travers de leur objectif.

Il y a enfin eu Georgia qui, alors que je pensais admirer les robes de soirée exposées dans la boutique Sephora des Champs-Elysées (Futilité, quand tu nous tiens… Mais si vous passez par là, et que vous appréciez la haute-couture, courrez y: je ne sais pas à quel point l’exposition est éphémère.), m’a emmenée avec son accent titi-parigot-à-couper-au-couteau dans une valse de poudres, de fards et de pinceaux. J’en suis ressortie persuadée que Georgia venait de battre le record du plus grand nombre de produits appliqués simultanément sur un même visage.

C’était déjà l’heure de rentrer, de refaire le chemin à l’envers, riche de ces quelques perles d’histoire.

Et vous, quelles richesses avez vous récoltées aujourd’hui?

A demain,

Hélène.

En passant

Roscanvel

Aujourd’hui, je laisse le blog au soin d’un poète du XIXème siècle que j’aime particulièrement et qui a su donner à ses mots la couleur d’une terre qui m’est chère. Saint-Pol-Roux évoque ici la naissance de sa fille dans un village baigné par la rade de Brest, à la Pointe nord de la Croix d’Armorique.

SAINT-POL-ROUX, Les reposoirs de la procession I. La Rose et les épines du chemin et autres textes, Paris: Gallimard, coll. Poésie/Gallimard (n°315), 336p.

SAINT-POL-ROUX, Les reposoirs de la procession I. La Rose et les épines du chemin et autres textes, Paris: Gallimard, coll. Poésie/Gallimard (n°315), 336p.

Roscanvel

À Divine.

Image d’un sou, couleur de biniou, village, minime village où les cloches ont l’air de dodiner au cou d’une immense chèvre de pierre, Roscanvel baigne ses pieds nus dans une mer menue dont la chair bleue se voit sous le frileux aller des voiles.

Ô mon destin naïf à l’ombre des figuiers, des ormes et des ifs où se tricote avec les becs un grêle bruit d’école, ô mon destin naïf à côté de ma fille mignonne et de mes fils mignons, emmi les chants de coq et le fenouil et la menthe sauvage, et non loin des moutons paissant au bout d’une corde en breloque et des vaches fanant le ciel avec la fourche de leurs cornes !

On vit ici tel que dans un missel, avec au visage une gifle de sel quand le vent tourne les subtiles pages du village, on vit ici tel que dans un missel, à l’abri des ogres et des médiocres de la Ville, entre la barbe de cuivre du blanc meunier de Ménézarvel et la barbe de givre du bleu batelier Manivel.

À l’aurore, voici, par delà l’Île Longue aux carrières de pierre, jaillir en bûcher les ors, les nacres, les roses, l’hyacinthe et l’émeraude des sacres et des songes, cependant qu’argentin tinte l’angélus au puéril clocher qui semble encore un bigorneau volumineux comme un rocher.

Lors ce sont les pêcheurs — mousses, patrons et matelots — qui s’en vont sur l’eau, s’en vont au nord, à l’est, au midi, vers Plougastel aux fraises candies, vers Quélern ou vers Brest, fantastique casier à homards de fer, crabes de fonte et langoustes d’acier, s’en vont faire la croix afin de vivre en tirant, pour accoucher l’onde toujours féconde, en tirant vers la chaloupe aux courbes de berceau le filet lourd, comme on tire un délivre.

Partis, le foc devant, assis au gouvernail aux allures de soc, ils reviendront au havre un peu moins pauvres, ces gas de basane, et le pain noir deviendra blanc ce soir dans la cabane aux lits pareils à des armoires.

Car leurs paniers sont combles : maquereaux, sardines, congres, vieilles diverses, prêtres, piloneaux, escolettes vertes, blancs tacots rayés de rouge, aiguillettes au bec de scie, spineks aux dents farouches, raies, chiens de mer à peau de verre, et tant d’autres poissons si frais qu’ils sont nerveux encore de frissons dans le varech.

Souvent, dans l’anse çà et là, se balancent les barques d’alentour qui lancent la drague aux coquilles Saint-Jacques, dont le type évoque la pieuse époque de la besace et de la calebasse, tandis que sur la grève, à marée basse, les vieux qui rêvent passent et repassent l’havanau parmi les goémons et captent des chevrettes semblables en petit aux monstres de l’Apocalypse où les démons chevauchent.

Et c’est des temps d’avril et c’est des temps d’hiver ! des vent-debout et vent-arrière ! et des suroîts et des noroîts ! et des grains noirs aux longs cheveux de pluie ! et des grains blancs à la crinière d’ouragan ! et des rafales ! et des cyclones ! et tous les souffles de la Rose ! et c’est des mers de lait et des mers de tapis ! et c’est des mers de fleurs vives à la folie et des mers de miroir sur quoi pour mieux se voir se penchent les jolies ! et c’est des mers d’avare où s’accaparent des trésors ! et c’est des mers de tigre à toison de brebis où l’on sent que des griffes descendent agripper les morts !

Le soir venu, voilà, réintégrant leurs nids lointains là-bas dans les écueils de Camaret, les cormorans en deuil partis dès le matin, les uns dans l’air en vol triangulaire, les autres en escouade à fleur de vague, et ce vol bas évoque de très longues oreilles de chiens de chasse dont le corps usé par l’océan ne serait plus qu’un reste de carcasse.

Ici l’on rit, l’on pleure, ici l’on vit, l’on meurt à la manière des légendes, gens de terre et gens de mer, et c’est toujours semaine puisque sans cesse on peine, et c’est toujours dimanche puisque des ivrognes — ô les tragiques trognes de Bretagne aux tout petits yeux de pervenche ! — vont et viennent sans cesse à travers la campagne et la lande et la ronce aux calvaires qui ronge l’ulcère du Temps.

*

Or c’est ici, Divine, ici que tu naquis, au hasard du voyage, en une étable ancienne de Lanvernazal en Roscanvel, ici que tu naquis, ô ma fille, ô ma vie, que tu naquis vers la mamelle de ta mère, entre les bouches et les yeux de tes frères ravis.

Roscanvel, 28 septembre 1898.

Pour en savoir plus: SAINT-POL-ROUX, Les reposoirs de la procession I. La Rose et les épines du chemin et autres textes, Paris: Gallimard, coll. Poésie/Gallimard (n°315), 336p.

A demain,

Hélène.

En passant

Urbi et orbi

Chers tous,

Depuis la création de ce blog, je vais de découverte en découverte, pour mon plus grand plaisir.

Sans ignorer totalement les méandres de la gestion de sites Internet, je ne m’y étais jamais lancée « pour de vrai ». Ainsi, depuis lors, je plonge quotidiennement dans la partie administration du blog, j’en scrute le tableau de bord qui se couvre de graphiques, de cartes et de chiffres en tous genres. Et je m’émerveille (si, si).

Je m’émerveille face au petit planisphère qui prend chaque jour de nouvelles couleurs, selon le nombre de vos visites, pays par pays.

Il y a d’abord la France, bien rouge, au centre de la carte. Depuis le premier jour, c’est elle, et c’est normal, qui tire son épingle du jeu.

Ensuite arrivent les contrées, parfois lointaines, où vivent certains amis. La Russie, où le nom de ce blog doit sonner comme celui d’une héroïne de Tolstoï, forme régulièrement une masse orangée, loin, à l’Est. Par souci de symétrie sans doute, le Canada arbore bien souvent la même teinte chaude. Le Japon, enfin, s’allume parfois timidement, comme pour dire: « Ne m’oubliez pas! »

Certaines visites se font plus fugaces: Allemagne, Italie, Etats-Unis, Singapour (!!). Ces lecteurs, un peu perdus face à une langue qu’ils ne maîtrisaient pas ou à un contenu qui ne répondait pas à leurs recherches, s’en sont allés retrouver leur chemin dans les entrelacs de la Toile, prenant soin de refermer la porte derrière eux pour ne pas se faire remarquer. Mais non revenez: le blog va se faire multilingue pour que vous puissiez découvrir le bonheur de vous perdre!

Et puis il y a ces deux merveilleuses surprises qui s’éclairent régulièrement de l’autre côté de la Méditerranée: l’Egypte et le Liban. Personne n’ignore la tradition de l’apprentissage de la langue française dans ces deux pays. Personne n’ignore non plus leur situation géopolitique. La première fois qu’ils se sont colorés, j’ai cru à une erreur. Puis les jours ont passé et la couleur s’est réchauffée.

C’est pour avoir ce genre de surprise que je rédige ce blog. C’est en regardant cette carte que je trouve chaque jour l’envie de publier un nouvel article. Chacune de vos petites lumières me persuade que je ne me suis pas entièrement trompée en créant Hélène Procrastine.

Pour cela je vous remercie.

Quant à vous, quel a été votre bonheur du jour?

A demain,

Hélène.

En passant

Se perdre

Beaucoup d’entre nous sont rentrés de vacances depuis peu, certains s’apprêtent à partir, d’autres prolongent leur séjour. Personne ne peut ignorer ces grandes migrations qui secouent le pays chaque année à cette même période.

Outre l’aspiration au repos et aux retrouvailles en famille, le dépaysement, le changement d’air(e), est une source indéniable de réjouissance. Qu’il s’agisse de partir à la découverte de lieux inconnus, de pays étrangers ou de retrouver des régions moins lointaines d’où l’on est trop longtemps tenu éloigné, le plaisir est toujours renouvelé.

La hâte nous presse alors de retrouver des proches ou un pays aimé, de goûter à l’exotisme, de nous aventurer en des terres que nous imaginons être les premiers à fouler. Le but seul du voyage compte à nos yeux. L’urgence de l’arrivée prédomine. La ligne droite obtient la préférence.

C’est triste une ligne droite.

Pourquoi ne pas y mettre du relief et goûter le voyage pour ce qu’il est: un temps de découverte tout aussi enrichissant (si ce n’est plus) que son terme? Pourquoi refuser de se perdre, volontairement?

Se perdre c’est tomber dans l’éblouissement, accepter d’être aveugle pour mieux regarder, lever le voile de l’habitude et prendre le temps de voir.

Se perdre c’est scruter une page blanche, y découvrir un relief nouveau, le suivre, se tromper, revenir, tracer son chemin jusqu’à en noircir la page.

Se perdre c’est voir surgir un cimetière de bateaux au milieu des herbes.

Se perdre pour mieux se retrouver.

En espérant que vous ne perdrez pas le chemin de ce blog, je vous souhaite un bon voyage jusqu’à demain!

Hélène.

En passant

Le blog et vous

Chers tous,

Voici que s’achève la première semaine du blog Hélène Procrastine.

La communauté des Procrastinateurs grandit petit à petit et la fréquentation du site a des hauts et des bas mais atteint une moyenne journalière assez inattendue de ma part, surtout dans un délai aussi court.

Je vous remercie donc très chaleureusement pour votre présence, vos encouragements, vos abonnements à la newsletter et aux réseaux sociaux du blog.

Ce dernier n’a aucune raison d’être sans ses lecteurs. Je souhaite donc vous y associer davantage afin de savoir ce qui vous intéresse, et quel type de contenus vous aimeriez y voir.

Naturellement, Hélène Procrastine demeurera un blog personnel dont la vocation première sera toujours de traiter de sujets qui me tiennent à cœur, me réjouissent ou m’interpellent.

Instants de vie, photographies, rêveries, réflexions plus engagées, critiques littéraires ou artistiques, exercices stylistiques, micro-vloging, promenades… Les possibilités sont nombreuses et toutes aussi intéressantes. Lesquelles ont votre préférence?

Par ailleurs, je me demande si l’idée de publier quotidiennement est satisfaisante. J’aimerais votre avis à ce sujet.

Pour me communiquer vos idées et vos envies, vous pouvez laisser un commentaire au bas de cet article, utiliser le formulaire de contact ou me laisser un message sur la page Facebook et le compte Twitter du blog.

J’espère avoir de vos nouvelles d’ici peu. Pour l’heure je vous souhaite une très belle fin de semaine.

A lundi,

Hélène.