En passant

30 jours

Chers tous,

Il y a 30 jours très exactement, je débutai l’aventure NaBloPoMo. Je doutais alors de ma capacité à publier quotidiennement sur ce blog. Le mois a passé et j’y suis arrivée!

Aujourd’hui, il est temps de tirer quelques conclusions de tout cela.

La première de toutes est que j’ai pris beaucoup de plaisir à prendre part à ce rendez-vous. En effet, si je ne suis pas allée jusqu’à le noter dans mon agenda, m’asseoir chaque soir à mon clavier a été comme un rendez-vous quotidien avec vous tous. J’espère que, de votre côté vous, avez retiré autant de plaisir à vous asseoir quelques minutes avec moi.

Par ailleurs, cette expérience m’a permis de porter un regard neuf sur la banalité du quotidien. Je sais que, sans NaBloPoMo, je n’aurais pas observé avec le même œil ces trois petits frères que je croise chaque matin dans le bus, ni ce vieux monsieur si triste qui occupe toujours le même siège.

Cette acuité nouvelle me permet dès lors d’apercevoir chaque jour quelques pépites insoupçonnées.

Je ne sais donc pas si NaBloPoMo m’a véritablement appris à raconter le quotidien, mais il m’a assurément appris à le voir. Pour cette simple raison, je ne peux que vous encourager à vous prêter au jeu: chaque jour, admirez le monde qui vous entoure et chaque soir, couchez vos impressions sur le papier. Cette expérience est extrêmement enrichissante.

J’espère que cela vous donnera envie d’essayer, même pour vous seul, sans tenir de blog, et que vous me ferez part de vos impressions.

A demain,

Hélène.

En passant

Quand tout est gris #1

Boutons d'or

Boutons d’or

L’automne est arrivé, et avec lui le temps gris. Cette saison est également synonyme d’un repli à l’intérieur de chez soi: après un été passé au jardin, voici le moment de recréer un cocon douillet et accueillant, en attendant l’hiver.

Pour beaucoup, l’automne est triste, froid et humide. Je ne peux totalement nier cette évidence.

Cette saison demeure toutefois l’une de mes préférées, parce c’est le moment où la maison se pare de mille feux. Le ciel fade donne de l’éclat aux fruits placés dans un simple saladier. Les chrysanthèmes envahissent l’intérieur comme l’extérieur. Les courges de toutes formes et de toutes couleurs se pavanent sur les buffets.

Bientôt, on allumera des bougies qui se refléteront dans les ustensiles en cuivre pour réchauffer l’atmosphère. Et ce sera Noël.

Et vous, qu’est-ce qui vous fait aimer l’automne?

A demain,

Hélène.

En passant

#NotInMyName

Aujourd’hui, je pense très fort à ma Grand-Mère, Jurassienne pure souche, qui est née et a passé les 33 premières années de sa vie au Maroc. Elle s’y est mariée et y a donné naissance à 4 de ses enfants. Elle y a rencontré ses amis les plus proches, Français, Européens, Maghrébins. Elle y a vécu dans le désert et arpenté les chemins de montagnes.

Aujourd’hui, je pense très fort à ma Grand-Mère dont le plus grand rêve était d’emmener toute sa famille au Maroc, pour lui faire découvrir les richesses de « son pays », ce pays où elle avait été si heureuse et où elle avait tant appris des autres: une langue, une histoire, un art de vivre, le respect et le dialogue des cultures.

Aujourd’hui, je pense très fort à ma Grand-Mère qui aurait été l’une des premières à condamner la barbarie qui se déverse sur le monde, ainsi que l’amalgame qui risque d’être fait entre islam et violence.

Aucune religion n’est violence.

Aujourd’hui, des milliers de Français se sont rassemblés pour le clamer en silence. Et les pancartes que des millions de musulmans brandissent dans le monde sont là aussi pour en témoigner: #NotInMyName!

Parce que le terrorisme n’a pas de religion.

A demain,

Hélène.

En passant

And the winner is…

Encore une journée à tourbillonner… Une matinée de formation, un entretien professionnel, un goûter avec des amis: la trilogie parfaite!

Le bus avait décidé d’être en retard. L’objectif de la séance du jour était ardu. Mais j’ai appris que je pouvais éveiller une émotion chez de parfaits inconnus en moins de 5 minutes.

Le bus avait décidé d’être en retard. A nouveau. Puis le train avait choisi de prendre quelques heures de congé. Deux agités musicaux avaient par ailleurs envahi le RER. Mais j’ai rencontré des personnes qui ont accepté de me donner ma chance, durant 3 mois.

« C’est pas le Pérou, mais on atteint presque le Guatemala! » (H. P.)

Le métro n’était pas en retard!

Et pour finir, pause goûter-papote bien méritée en période de rédaction de thèse avec les amoureux (non pas avec un Z, mais avec un L pour Lionel et un H pour « Hanterelle »…) de l’an de Grâce 2014.

Encore une journée à tourbillonner… J’en aurais presque le tournis. Mais quelle légèreté: vivement demain!

Avec vous j’espère!

Hélène.