En passant

Réseaux

Retourner au travail, cela signifie renouer avec la normalité et l’acceptation sociale (du moins quand, comme moi, on est jeune, en pleine possession de ses moyens physiques et mentaux, et sans obligation familiale). Cela signifie aussi, « étendre son réseaux », expression que l’on ne cesse de me répéter depuis plusieurs mois.

Comme n’importe qui, j’ai su me construire au cours des ans un ensemble de relations familiales et amicales. Cela relève du bon sens et des bonnes mœurs: être polie, vivante, agréable…

Mais dès lors que l’on touche aux relations professionnelles, la question se corse par le fait que l’on est généralement moins libre de parole et d’action avec un collègue qu’avec un ami de longue date.

Parfois, les choses ne semblent pourtant pas si compliquées: depuis trois jours j’ai en effet découvert que

  • mon directeur général est le père d’une camarade de promo qui elle-même effectue une vacation à quelques dizaines de mètres de moi,
  • l’un de mes collègues est le fils de la responsable du service des archives et de la documentation de ma commune de résidence,
  • une autre de mes collègues est sur le point de devenir le chef d’une autre camarade de promo (autre camarade et autre promo),
  • une troisième camarade de promo (troisième camarade, troisième promo) a été vacataire dans le même service que moi,
  • et ainsi de suite.

Tout cela, grâce à deux repas conviviaux, car, comme chacun sait, les archivistes sont de grands banqueteurs… Alors, banquetons!

A demain,

Hélène.

En passant

Gâteau à emporter au bureau

Premier jour au bureau, première invitation à déjeuner, demain, avec l’ensemble de l’unité.

200 personnes.

Rien à apporter.

A moins de racler les tiroirs de son imagination!

Recette d’un « gâteau surprise »:

  • 4 pommes épluchées et coupées en morceaux
  • 2 yaourts natures
  • 60g de beurre (salé) fondu
  • 2 cuillères à soupe de miel (de bruyère)
  • 375g de farine
  • 1 pincée de sel
  • 1 sachet de levure chimique

Préchauffez le four th. 6 (200°C).

Mélangez progressivement tous les ingrédients.

Faites cuire 35 minutes.

Le résultat n’est pas très présentable, mais semble très appétissant. (C’est l’essentiel!)

A demain,

Hélène.

En passant

Quand tout est gris #2 – Octobre rose

Comme annoncé dans le premier épisode de cette série, l’automne est, selon moi, la saison la plus propice à la débauche de couleurs. Chaque épisode sera donc pour moi l’occasion d’évoquer une couleur et ses multiples déclinaisons, une couleur que j’aime et qui me met de bonne humeur (et qui, je l’espère, illuminera votre journée).

Le rose, une affaire de filles?

Le rose, une affaire de filles?

Après plusieurs jours remplis par diverses activités, plus ou moins agréables, professionnelles et médicamentées, je reviens avec l’envie de vous montrer comment, malgré la pluie et le froid qui se sont abattus sur nous, je continue de voir la vie en rose.

Commencer par le rose n’était pas une évidence. Il me semble en effet qu’il s’agit de la seule couleur du spectre que je n’aime pas… Du moins, c’est ce que j’ai tendance à dire. Il peut être bonbon, dragée, shocking, saumon, ou poudré. Il peut porter des noms évocateurs, tels que « cuisse de nymphe émue » (oui, Madame!). Mais malgré cette multitude de teintes et de nuances, je ne l’apprécie que le rose fuchsia, et par petites touches. (dis-je…)

Avant d’entreprendre la rédaction de cet article, je me suis tout de même interrogée sur les rapports que j’entretenais avec cette couleur. J’ai ouvert mes tiroirs… et j’en ai trouvé partout! Insidieusement, le rose sait se faire oublier et se rendre indispensable, même quand on dit qu’on ne l’aime pas.

J’en ai ainsi trouvé plein ma trousse à maquillage: alors même que je n’ai rien d’une poupée Barbie, c’est LA couleur qui me permet de ne pas être confondue avec un fantôme lorsque la lumière se fait blafarde!

Sur les photos, on a l’impression de se noyer dans de la barbe à papa. Mais la réalité est tout autre: si le vernis à ongle Luminelle par Yves Rocher en teinte Orchidée est très opaque, le « Nail Glow » de Dior est entièrement transparent!

De même, sur les lèvres, le rose se fait discret, qu’il s’agisse de la baguette de gloss par Sephora qui en décline plusieurs teintes, ou du Chubby stick baume à lèvres par Clinique dont j’ai pourtant choisi la teinte la plus foncée « Super Strawberry ».

Quant au blush « Orgasm » par Nars (qui est pourtant extrêmement effrayant avec ses paillettes dorées…), il se porte gentiment sur le haut des pommettes quand le bronzage s’est envolé.

Vous avez dit rose à paillettes? Même pas peur!

Vous avez dit rose à paillettes? Même pas peur!

Mais le rose, ce n’est pas qu’une couleur bonne mine: c’est une odeur et une chaleur que l’on peut apprécier dans une tasse de thé ou que l’on peut tartiner au goûter.

Thé vert à la rose par Kusmi tea.

Thé vert à la rose par Kusmi tea.

Cette chaleur, on la retrouve également dans Rose magazine, semestriel ultra positif qui s’adresse à tous, toute l’année, et pas seulement durant le mois d’Octobre rose. Si l’on préfère la poésie, rien n’empêche de relire Ronsard. Et si l’on préfère les images, on peut admirer la période rose de Pablo Picasso, au musée Pouchkine de Moscou ou, sans quitter son fauteuil, sur le blog Art et Glam.

Autant de moyens de rosir de plaisir dans la grisaille automnale.

Et vous, sur quelle nuance de rose déclinez vous vos journées?

A demain,

Hélène.

En passant

Avalanche

Chers tous,

Hier, je vous ai abandonnés… sans raison aucune! Juste à cause de la fatigue, et du manque d’inspiration. Alors j’ai procrastiné, au sens strict du terme. Je me suis dit: « Demain, tu leur expliqueras: tu écriras un vrai, beau et long article, avec plein de photos toutes fraîches. »

Demain s’est transformé en aujourd’hui. C’est l’heure du dîner. Je n’ai pris aucune photo.

La journée a pourtant commencé sous les meilleurs auspices: c’était ma dernière matinée de formation. J’ai donc retrouvé une dernière fois le petit groupe de personnes accompagnées dans leur recherche d’emploi dont j’ai fait la connaissance il y 15 jours.

I. et J. nous ont annoncé qu’elles avaient été embauchées ou étaient sur le point de l’être. Sourires et congratulations.

Sa. a enfin osé se confier, timidement, à l’heure du café. Novembre 2010, Bagdad, cathédrale Sayidat al-Najat (Notre-Dame du Perpétuel Secours): le souvenir laisse une vilaine plaie dans son cœur, à coté d’un petit éclat de balle.

Sa. ne cesse pas de sourire, ni même de rire. De nous tous, il est le plus enjoué, en toutes circonstances. Pas démonstratif, mais pétillant et curieux de tout.

Et puis l’après-midi a déboulé. Deux entretiens et un stage. Tout ça pour la semaine prochaine. Il faudra choisir deux options, mais pas trois. C’est comme ça: question de calendrier.

Privilégier l’assurance de trois mois de travail, ou un hypothétique CDI? Construire petit à petit, ou se lancer dans le vide?

Deux jours pour trancher le nœud gordien… Et penser à un petit développeur Irakien aux yeux rieurs qui a décidé de prendre les gravats de sa vie à pleines mains pour la reconstruire.

A demain,

Hélène.