En passant

Les années 50 : La mode en France, 1947-1957

Les jours se suivent et se ressemblent… un peu.

En effet, j’ai eu l’occasion aujourd’hui de retourner dans le XVIème arrondissement de Paris, à quelques mètres seulement du lieu où j’ai eu mon entretien d’embauche hier, dans un lieu que j’aime tout particulièrement: le palais Galliera, où nous avions décidé, Maman et moi, de visiter l’exposition Les années 50 : La mode en France, 1947-1957 qui s’y tient jusqu’au 2 novembre 2014.

Les expositions du musée de la mode de la ville de Paris constituent toujours pour moi un événement à ne pas manquer, tant ses collections sont magnifiques. La première fois que j’ai pénétré ce lieu, j’étais encore petite fille et je me souviens avoir été époustouflée par cette valse de crinolines, d’étoffes soyeuses, de plumes et de strass, témoins d’époques révolues et d’un luxe inaccessible.

Le lieu est également sublime, au cœur d’un quartier où se bousculent les immeubles haussmanniens, à deux pas de la Tour Eiffel et des Champs-Elysées. Après une longue période de restauration qui s’est achevée en septembre 2013, le palais offre aux visiteurs le charme d’une demeure de la fin du XIXème siècle dont les jardins sont accessibles librement depuis l’avenue Pierre Ier de Serbie.

Mon impatience de découvrir cette exposition était d’autant plus grande que la mode des années 1950 représente pour moi le triomphe de la féminité, de la grâce et de l’élégance. Je n’ai en rien été déçue.

J’y ai vu (et apprécié), dans le désordre: le chant du cygne Gabrielle Chanel, l’émergence du génie Saint-Laurent la suprématie de Christian Dior, la naissance du prêt-à-porter, la révolution New Look, l’allongement des jupes qui se font midi, l’enhardissement des décolletés, la volupté des hanches à basques, la beauté classique des créations de Madame Grès et de Jean Dessès, le talent des petites mains – modistes, bottiers, brodeuses, dentellières…

On pourrait créer une litanie de ces noms, égrenés au fil des modèles exposés: Balenciaga, Givenchy, Carven, Balmain, les deux Jaques – Fath et Griffe -, Madeleine Vramant, Lola Prusac, Cardin… Tant de maisons disparues!

Au milieu de ce défilé de mannequins, des coupures de presse et des extraits audiovisuels. Tout est fait pour plonger le visiteur dans un autre siècle, une autre époque où l’on changeait de toilette à chaque heure de la journée. Ne pas confondre le tailleur du matin avec celui de l’après-midi!

En un peu moins de deux heures nous avons ainsi effectué un merveilleux voyage dans le temps qui nous a ravies et que je vous recommande vivement. Un voyage dans le temps qui fait cependant très nettement écho aux tendances du moment, pour peu que l’on s’y intéresse. Le midi n’a-t-il pas été sacré longueur de la saison printemps-été 2014? Les crop-tops (comprenez hauts raccourcis au nombril) créés dans les années 1950 comme accessoires de plage n’ont-ils pas dernièrement envahi les podiums?

De même que le New look lancé par Christian Dior trouvait son inspiration dans le siècle des Lumières, la mode du XXIème siècle regarde soixante ans en arrière. Pour vous en persuader, je viens de créer un tableau Pinterest rapprochant modèles vintage et créations récentes: n’hésitez pas à le consulter!

Je ne saurais que trop vous conseiller également d’aller visiter cette exposition avant le 2 novembre 2014, pourquoi pas durant ce week-end qui s’annonce particulièrement pluvieux et est par ailleurs le dernier durant lequel vous pourrez bénéficier du tarif réduit pour les moins de 26 ans? Si toutefois vous êtes retenus en province ou à l’étranger, je laisse à la fin de cet article quelques références qui vous permettront de la visiter sans quitter votre fauteuil, qu’en dites vous?

Sur ce je vous souhaite une très belle fin de semaine. A demain,

Hélène.

Pour en savoir plus: Le Palais Galliera a publié en ligne un article détaillé présentant l’exposition Les années 50 : La mode en France, 1947-1957, article accompagné notamment de l’interview du directeur du musée, très éclairante quant à la scénographie adoptée. Toutes les informations pratiques pour s’y rendre y sont précisées. Par ailleurs, le magazine Vogue a publié un diaporama des modèles emblématiques de l’exposition.

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