En passant

#NotInMyName

Aujourd’hui, je pense très fort à ma Grand-Mère, Jurassienne pure souche, qui est née et a passé les 33 premières années de sa vie au Maroc. Elle s’y est mariée et y a donné naissance à 4 de ses enfants. Elle y a rencontré ses amis les plus proches, Français, Européens, Maghrébins. Elle y a vécu dans le désert et arpenté les chemins de montagnes.

Aujourd’hui, je pense très fort à ma Grand-Mère dont le plus grand rêve était d’emmener toute sa famille au Maroc, pour lui faire découvrir les richesses de « son pays », ce pays où elle avait été si heureuse et où elle avait tant appris des autres: une langue, une histoire, un art de vivre, le respect et le dialogue des cultures.

Aujourd’hui, je pense très fort à ma Grand-Mère qui aurait été l’une des premières à condamner la barbarie qui se déverse sur le monde, ainsi que l’amalgame qui risque d’être fait entre islam et violence.

Aucune religion n’est violence.

Aujourd’hui, des milliers de Français se sont rassemblés pour le clamer en silence. Et les pancartes que des millions de musulmans brandissent dans le monde sont là aussi pour en témoigner: #NotInMyName!

Parce que le terrorisme n’a pas de religion.

A demain,

Hélène.

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En passant

Équilibriste

Aujourd’hui, j’ai rencontré ma nouvelle tutrice, celle qui va m’accompagner et me conseiller dans ma recherche d’emploi.

Aujourd’hui, nous nous sommes présentées, nous avons fait connaissance et nous avons discuté durant plus d’une heure. Dès lors, nous discuteront chaque semaine.

Aujourd’hui, nous avons travaillé ma présentation. Comment donner corps à ses expériences passées? Comment valoriser son travail? Comment « donner envie » à un éventuel recruteur?

Autant de questions que je ne m’étais jamais vraiment posées… Pour moi, exposer les faits, le travail accompli, les compétences accumulées suffisait: pas besoin de me vendre.

« Vous vous rendez compte que vous ne dites jamais « je »? »

Électrochoc.

Ce que l’on me demande est en totale opposition avec l’éducation que j’ai reçue. Se soucier des autres plus que de soi-même. Accomplir sa tâche, sans se mettre en valeur. Privilégier le bien collectif à la réussite personnelle.

Un long chemin s’amorce, sur le fil.

Pour quelques minutes d’entretien

Pour, enfin, pouvoir exercer le métier que j’ai appris et que j’aime.

A demain,

Hélène.

En passant

Faire des listes

To-do list

To-do list

Je me suis rendu compte que l’une de mes activités les plus prenantes consistait à faire des listes de:

  • choses à faire,
  • documents à remplir,
  • personnes à contacter,
  • listes à constituer…

Chaque jour a sa liste qui s’allonge chaque jour un peu plus. Les objectifs s’entassent et disparaissent, progressivement occultés par de nouveaux objectifs qui le seront tout autant. Et à la fin, seule demeure la liste.

Cette omniprésence me fait par ailleurs prendre conscience que je ne liste que les obligations un peu rébarbatives, comme si les choses heureuses n’avaient pas besoin d’être écrites. Et j’ai trouvé ça bête.

Pourquoi ne pas lister ce qui est agréable, ce qui nous fait rire et sourire, ce qui nous fait du bien? Et pourquoi ne pas afficher ces petites choses du quotidien pour toujours se les rappeler, même quand les matins sont un peu chagrins?

Les possibilités sont nombreuses et faciles à réaliser: stickers muraux, guirlande de pinces à linge, ardoise ou peinture ardoise à appliquer sur des portes de placard, par exemple… Je viens de créer un tableau Pinterest sur le sujet: nul doute que cela va m’aider à rédiger de nouvelles listes, mais de jolies listes pleines de bonheur!

  • Boire du thé dans une jolie tasse,
  • Marcher pieds nus,
  • Manger les fraises avec les doigts,
  • Faire du cerf-volant…

Voilà ma liste, quelle est la vôtre?

A demain,

Hélène.

En passant

Urbi et orbi

Chers tous,

Depuis la création de ce blog, je vais de découverte en découverte, pour mon plus grand plaisir.

Sans ignorer totalement les méandres de la gestion de sites Internet, je ne m’y étais jamais lancée « pour de vrai ». Ainsi, depuis lors, je plonge quotidiennement dans la partie administration du blog, j’en scrute le tableau de bord qui se couvre de graphiques, de cartes et de chiffres en tous genres. Et je m’émerveille (si, si).

Je m’émerveille face au petit planisphère qui prend chaque jour de nouvelles couleurs, selon le nombre de vos visites, pays par pays.

Il y a d’abord la France, bien rouge, au centre de la carte. Depuis le premier jour, c’est elle, et c’est normal, qui tire son épingle du jeu.

Ensuite arrivent les contrées, parfois lointaines, où vivent certains amis. La Russie, où le nom de ce blog doit sonner comme celui d’une héroïne de Tolstoï, forme régulièrement une masse orangée, loin, à l’Est. Par souci de symétrie sans doute, le Canada arbore bien souvent la même teinte chaude. Le Japon, enfin, s’allume parfois timidement, comme pour dire: « Ne m’oubliez pas! »

Certaines visites se font plus fugaces: Allemagne, Italie, Etats-Unis, Singapour (!!). Ces lecteurs, un peu perdus face à une langue qu’ils ne maîtrisaient pas ou à un contenu qui ne répondait pas à leurs recherches, s’en sont allés retrouver leur chemin dans les entrelacs de la Toile, prenant soin de refermer la porte derrière eux pour ne pas se faire remarquer. Mais non revenez: le blog va se faire multilingue pour que vous puissiez découvrir le bonheur de vous perdre!

Et puis il y a ces deux merveilleuses surprises qui s’éclairent régulièrement de l’autre côté de la Méditerranée: l’Egypte et le Liban. Personne n’ignore la tradition de l’apprentissage de la langue française dans ces deux pays. Personne n’ignore non plus leur situation géopolitique. La première fois qu’ils se sont colorés, j’ai cru à une erreur. Puis les jours ont passé et la couleur s’est réchauffée.

C’est pour avoir ce genre de surprise que je rédige ce blog. C’est en regardant cette carte que je trouve chaque jour l’envie de publier un nouvel article. Chacune de vos petites lumières me persuade que je ne me suis pas entièrement trompée en créant Hélène Procrastine.

Pour cela je vous remercie.

Quant à vous, quel a été votre bonheur du jour?

A demain,

Hélène.

En passant

Se perdre

Beaucoup d’entre nous sont rentrés de vacances depuis peu, certains s’apprêtent à partir, d’autres prolongent leur séjour. Personne ne peut ignorer ces grandes migrations qui secouent le pays chaque année à cette même période.

Outre l’aspiration au repos et aux retrouvailles en famille, le dépaysement, le changement d’air(e), est une source indéniable de réjouissance. Qu’il s’agisse de partir à la découverte de lieux inconnus, de pays étrangers ou de retrouver des régions moins lointaines d’où l’on est trop longtemps tenu éloigné, le plaisir est toujours renouvelé.

La hâte nous presse alors de retrouver des proches ou un pays aimé, de goûter à l’exotisme, de nous aventurer en des terres que nous imaginons être les premiers à fouler. Le but seul du voyage compte à nos yeux. L’urgence de l’arrivée prédomine. La ligne droite obtient la préférence.

C’est triste une ligne droite.

Pourquoi ne pas y mettre du relief et goûter le voyage pour ce qu’il est: un temps de découverte tout aussi enrichissant (si ce n’est plus) que son terme? Pourquoi refuser de se perdre, volontairement?

Se perdre c’est tomber dans l’éblouissement, accepter d’être aveugle pour mieux regarder, lever le voile de l’habitude et prendre le temps de voir.

Se perdre c’est scruter une page blanche, y découvrir un relief nouveau, le suivre, se tromper, revenir, tracer son chemin jusqu’à en noircir la page.

Se perdre c’est voir surgir un cimetière de bateaux au milieu des herbes.

Se perdre pour mieux se retrouver.

En espérant que vous ne perdrez pas le chemin de ce blog, je vous souhaite un bon voyage jusqu’à demain!

Hélène.

En passant

La beauté du partage

En cette fin de semaine, je tenais à vous faire part d’une très belle initiative de la part de deux jeunes femmes qui se sont rencontrées grâce à Internet. Gaëlle Borgnet et Esther Taillifet viennent tout juste de créer l’association La beauté du partage.

logo - La beauté du partage

La beauté du partage

Le seul nom de cette association résonne en moi comme un magnifique appel au don de soi, de son temps et de son énergie, car c’est bien la notion de partage et d’échange qui est ici mis en avant. Bien sûr, l’association fait aussi appel aux dons financiers (l’adhésion annuelle s’élève à 5 petits euros…), pour vivre, exister et mettre en place des actions caritatives, mais, s’ils sont nécessaires, ils ne sont pourtant pas au cœur de l’appel lancé par Esther dans une vidéo diffusée sur sa chaîne Youtube.

En effet, le projet est avant tout humain: rassembler des personnes qui se sont rencontrées virtuellement – blogueurs, Youtubeurs, lecteurs, etc. – à l’occasion d’actions et d’événements bien réels (IRL, pour les initiés). Nous sommes donc tous concernés, tous invités à prendre le temps de nous rencontrer, de discuter et de bâtir des projets communs, chacun selon ses moyens et ses capacités.

Cette entreprise rassemble des personnes (très) jeunes et qui, à l’origine, se sont rencontrées majoritairement via des blogs de beauté, donc très loin des questions sociales et humanitaires. Pourtant, l’engouement a été unanime et immédiat. C’est cela que je trouve particulièrement réjouissant. Fi des stéréotypes que beaucoup de médias ne se lassent pas de brasser à tour de bras: la générosité est loin d’avoir disparu, notamment chez les plus jeunes d’entre nous!

La beauté du partage éveille ainsi en moi un merveilleux sentiment d’allégresse. Finalement, cette initiative nous rappelle que ce qui importe dans une vie, c’est de s’enrichir… de l’Autre, ce qui implique nécessairement d’offrir un peu (beaucoup) de soi. On ne peut construire demain qu’en s’intéressant sincèrement à son semblable et en s’engageant avec conviction dans les projets qui nous semblent justes.

Car l’association n’est pas seulement un lieu de rencontre et de brassage des idées: elle utilise également son réseau afin de mettre en place des actions caritatives. La première réside dans la vente d’agendas pour l’année civile 2015 dont les bénéfices reviendront entièrement à la Fédération nationale GAMS qui lutte contre les mutilations sexuelles faites aux femmes, les mariages forcés et autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des enfants.

Ainsi, La beauté du partage met au centre de son action le rassemblement des bonnes volontés pour aider ceux qui en ont besoin et lutter contre la barbarie. Je ne sais pas vous, mais je trouve ce projet particulièrement intéressant!

Je vous souhaite une très belle fin de semaine. A demain,

Hélène.

Pour en savoir plus: le site Internet de La beauté du partage, ainsi que ses pages Facebook et Twitter.