En passant

Quand tout est gris #2 – Octobre rose

Comme annoncé dans le premier épisode de cette série, l’automne est, selon moi, la saison la plus propice à la débauche de couleurs. Chaque épisode sera donc pour moi l’occasion d’évoquer une couleur et ses multiples déclinaisons, une couleur que j’aime et qui me met de bonne humeur (et qui, je l’espère, illuminera votre journée).

Le rose, une affaire de filles?

Le rose, une affaire de filles?

Après plusieurs jours remplis par diverses activités, plus ou moins agréables, professionnelles et médicamentées, je reviens avec l’envie de vous montrer comment, malgré la pluie et le froid qui se sont abattus sur nous, je continue de voir la vie en rose.

Commencer par le rose n’était pas une évidence. Il me semble en effet qu’il s’agit de la seule couleur du spectre que je n’aime pas… Du moins, c’est ce que j’ai tendance à dire. Il peut être bonbon, dragée, shocking, saumon, ou poudré. Il peut porter des noms évocateurs, tels que « cuisse de nymphe émue » (oui, Madame!). Mais malgré cette multitude de teintes et de nuances, je ne l’apprécie que le rose fuchsia, et par petites touches. (dis-je…)

Avant d’entreprendre la rédaction de cet article, je me suis tout de même interrogée sur les rapports que j’entretenais avec cette couleur. J’ai ouvert mes tiroirs… et j’en ai trouvé partout! Insidieusement, le rose sait se faire oublier et se rendre indispensable, même quand on dit qu’on ne l’aime pas.

J’en ai ainsi trouvé plein ma trousse à maquillage: alors même que je n’ai rien d’une poupée Barbie, c’est LA couleur qui me permet de ne pas être confondue avec un fantôme lorsque la lumière se fait blafarde!

Sur les photos, on a l’impression de se noyer dans de la barbe à papa. Mais la réalité est tout autre: si le vernis à ongle Luminelle par Yves Rocher en teinte Orchidée est très opaque, le « Nail Glow » de Dior est entièrement transparent!

De même, sur les lèvres, le rose se fait discret, qu’il s’agisse de la baguette de gloss par Sephora qui en décline plusieurs teintes, ou du Chubby stick baume à lèvres par Clinique dont j’ai pourtant choisi la teinte la plus foncée « Super Strawberry ».

Quant au blush « Orgasm » par Nars (qui est pourtant extrêmement effrayant avec ses paillettes dorées…), il se porte gentiment sur le haut des pommettes quand le bronzage s’est envolé.

Vous avez dit rose à paillettes? Même pas peur!

Vous avez dit rose à paillettes? Même pas peur!

Mais le rose, ce n’est pas qu’une couleur bonne mine: c’est une odeur et une chaleur que l’on peut apprécier dans une tasse de thé ou que l’on peut tartiner au goûter.

Thé vert à la rose par Kusmi tea.

Thé vert à la rose par Kusmi tea.

Cette chaleur, on la retrouve également dans Rose magazine, semestriel ultra positif qui s’adresse à tous, toute l’année, et pas seulement durant le mois d’Octobre rose. Si l’on préfère la poésie, rien n’empêche de relire Ronsard. Et si l’on préfère les images, on peut admirer la période rose de Pablo Picasso, au musée Pouchkine de Moscou ou, sans quitter son fauteuil, sur le blog Art et Glam.

Autant de moyens de rosir de plaisir dans la grisaille automnale.

Et vous, sur quelle nuance de rose déclinez vous vos journées?

A demain,

Hélène.

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En passant

Avalanche

Chers tous,

Hier, je vous ai abandonnés… sans raison aucune! Juste à cause de la fatigue, et du manque d’inspiration. Alors j’ai procrastiné, au sens strict du terme. Je me suis dit: « Demain, tu leur expliqueras: tu écriras un vrai, beau et long article, avec plein de photos toutes fraîches. »

Demain s’est transformé en aujourd’hui. C’est l’heure du dîner. Je n’ai pris aucune photo.

La journée a pourtant commencé sous les meilleurs auspices: c’était ma dernière matinée de formation. J’ai donc retrouvé une dernière fois le petit groupe de personnes accompagnées dans leur recherche d’emploi dont j’ai fait la connaissance il y 15 jours.

I. et J. nous ont annoncé qu’elles avaient été embauchées ou étaient sur le point de l’être. Sourires et congratulations.

Sa. a enfin osé se confier, timidement, à l’heure du café. Novembre 2010, Bagdad, cathédrale Sayidat al-Najat (Notre-Dame du Perpétuel Secours): le souvenir laisse une vilaine plaie dans son cœur, à coté d’un petit éclat de balle.

Sa. ne cesse pas de sourire, ni même de rire. De nous tous, il est le plus enjoué, en toutes circonstances. Pas démonstratif, mais pétillant et curieux de tout.

Et puis l’après-midi a déboulé. Deux entretiens et un stage. Tout ça pour la semaine prochaine. Il faudra choisir deux options, mais pas trois. C’est comme ça: question de calendrier.

Privilégier l’assurance de trois mois de travail, ou un hypothétique CDI? Construire petit à petit, ou se lancer dans le vide?

Deux jours pour trancher le nœud gordien… Et penser à un petit développeur Irakien aux yeux rieurs qui a décidé de prendre les gravats de sa vie à pleines mains pour la reconstruire.

A demain,

Hélène.

En passant

30 jours

Chers tous,

Il y a 30 jours très exactement, je débutai l’aventure NaBloPoMo. Je doutais alors de ma capacité à publier quotidiennement sur ce blog. Le mois a passé et j’y suis arrivée!

Aujourd’hui, il est temps de tirer quelques conclusions de tout cela.

La première de toutes est que j’ai pris beaucoup de plaisir à prendre part à ce rendez-vous. En effet, si je ne suis pas allée jusqu’à le noter dans mon agenda, m’asseoir chaque soir à mon clavier a été comme un rendez-vous quotidien avec vous tous. J’espère que, de votre côté vous, avez retiré autant de plaisir à vous asseoir quelques minutes avec moi.

Par ailleurs, cette expérience m’a permis de porter un regard neuf sur la banalité du quotidien. Je sais que, sans NaBloPoMo, je n’aurais pas observé avec le même œil ces trois petits frères que je croise chaque matin dans le bus, ni ce vieux monsieur si triste qui occupe toujours le même siège.

Cette acuité nouvelle me permet dès lors d’apercevoir chaque jour quelques pépites insoupçonnées.

Je ne sais donc pas si NaBloPoMo m’a véritablement appris à raconter le quotidien, mais il m’a assurément appris à le voir. Pour cette simple raison, je ne peux que vous encourager à vous prêter au jeu: chaque jour, admirez le monde qui vous entoure et chaque soir, couchez vos impressions sur le papier. Cette expérience est extrêmement enrichissante.

J’espère que cela vous donnera envie d’essayer, même pour vous seul, sans tenir de blog, et que vous me ferez part de vos impressions.

A demain,

Hélène.

En passant

Quand tout est gris #1

Boutons d'or

Boutons d’or

L’automne est arrivé, et avec lui le temps gris. Cette saison est également synonyme d’un repli à l’intérieur de chez soi: après un été passé au jardin, voici le moment de recréer un cocon douillet et accueillant, en attendant l’hiver.

Pour beaucoup, l’automne est triste, froid et humide. Je ne peux totalement nier cette évidence.

Cette saison demeure toutefois l’une de mes préférées, parce c’est le moment où la maison se pare de mille feux. Le ciel fade donne de l’éclat aux fruits placés dans un simple saladier. Les chrysanthèmes envahissent l’intérieur comme l’extérieur. Les courges de toutes formes et de toutes couleurs se pavanent sur les buffets.

Bientôt, on allumera des bougies qui se refléteront dans les ustensiles en cuivre pour réchauffer l’atmosphère. Et ce sera Noël.

Et vous, qu’est-ce qui vous fait aimer l’automne?

A demain,

Hélène.