En passant

J’ai vu

J’ai vu la plaie béante du soleil dans le ciel de Paris,

J’ai vu un manteau pourpre s’étendre sur nos vies,

J’ai vu des doigts crasseux caresser un clavier, et une bouche vide chanter la Géorgie,

J’ai vu la clameur de centaines d’yeux monter jusqu’à la nuit,

J’ai vu notre mémoire mêler hier et aujourd’hui.

 

J’ai vu et j’ai vécu.

 

Le rire des feuilles qui tombent,

Le souffle de la Seine,

Le soupir de la rue.

 

A bientôt,

Hélène.

En passant

Le retour du serpent à plumes…

Chers tous,

Vous pouvez grogner, couiner, grincer des dents, et même me conspuer de vous avoir laissés en plan sans crier: « Gare! » C’est d’ailleurs l’échine basse et l’œil minable que je me présente devant vous, pour vous annoncer que le blog va reprendre progressivement du poil de la bête.

Je vous annonçais précédemment que j’avais trouvé un stage pour tromper mon ennui. Aujourd’hui c’est une autre nouvelle que j’ai envie de partager avec vous.

Depuis le 9 octobre, je mène plusieurs vies simultanément: ma vie d’archiviste stagiaire 5 jours par semaine, ma vie de chômeuse à la recherche d’un emploi le soir et le weekend, et ma vie de blogueuse durant mes temps libres qui se sont très rapidement évaporés. D’où mon absence prolongée.

Mais ce soir j’ai abandonné l’une de mes trois vies… [Je vous laisse 5 secondes pour deviner laquelle…] Je ne suis plus à la recherche d’un emploi! [depuis vendredi soir] Mon nouveau poste est über khül et je vous en parlerai davantage lorsque tout sera signé, ce qui ne devrait pas tarder.

Je vais donc revenir, peut-être pas au quotidien comme auparavant, mais plusieurs fois par semaine. Je fixerai un calendrier précis lorsque je me serai ré-acclimatée.

A très bientôt,

Hélène.

En passant

Réseaux

Retourner au travail, cela signifie renouer avec la normalité et l’acceptation sociale (du moins quand, comme moi, on est jeune, en pleine possession de ses moyens physiques et mentaux, et sans obligation familiale). Cela signifie aussi, « étendre son réseaux », expression que l’on ne cesse de me répéter depuis plusieurs mois.

Comme n’importe qui, j’ai su me construire au cours des ans un ensemble de relations familiales et amicales. Cela relève du bon sens et des bonnes mœurs: être polie, vivante, agréable…

Mais dès lors que l’on touche aux relations professionnelles, la question se corse par le fait que l’on est généralement moins libre de parole et d’action avec un collègue qu’avec un ami de longue date.

Parfois, les choses ne semblent pourtant pas si compliquées: depuis trois jours j’ai en effet découvert que

  • mon directeur général est le père d’une camarade de promo qui elle-même effectue une vacation à quelques dizaines de mètres de moi,
  • l’un de mes collègues est le fils de la responsable du service des archives et de la documentation de ma commune de résidence,
  • une autre de mes collègues est sur le point de devenir le chef d’une autre camarade de promo (autre camarade et autre promo),
  • une troisième camarade de promo (troisième camarade, troisième promo) a été vacataire dans le même service que moi,
  • et ainsi de suite.

Tout cela, grâce à deux repas conviviaux, car, comme chacun sait, les archivistes sont de grands banqueteurs… Alors, banquetons!

A demain,

Hélène.

En passant

Quand tout est gris #2 – Octobre rose

Comme annoncé dans le premier épisode de cette série, l’automne est, selon moi, la saison la plus propice à la débauche de couleurs. Chaque épisode sera donc pour moi l’occasion d’évoquer une couleur et ses multiples déclinaisons, une couleur que j’aime et qui me met de bonne humeur (et qui, je l’espère, illuminera votre journée).

Le rose, une affaire de filles?

Le rose, une affaire de filles?

Après plusieurs jours remplis par diverses activités, plus ou moins agréables, professionnelles et médicamentées, je reviens avec l’envie de vous montrer comment, malgré la pluie et le froid qui se sont abattus sur nous, je continue de voir la vie en rose.

Commencer par le rose n’était pas une évidence. Il me semble en effet qu’il s’agit de la seule couleur du spectre que je n’aime pas… Du moins, c’est ce que j’ai tendance à dire. Il peut être bonbon, dragée, shocking, saumon, ou poudré. Il peut porter des noms évocateurs, tels que « cuisse de nymphe émue » (oui, Madame!). Mais malgré cette multitude de teintes et de nuances, je ne l’apprécie que le rose fuchsia, et par petites touches. (dis-je…)

Avant d’entreprendre la rédaction de cet article, je me suis tout de même interrogée sur les rapports que j’entretenais avec cette couleur. J’ai ouvert mes tiroirs… et j’en ai trouvé partout! Insidieusement, le rose sait se faire oublier et se rendre indispensable, même quand on dit qu’on ne l’aime pas.

J’en ai ainsi trouvé plein ma trousse à maquillage: alors même que je n’ai rien d’une poupée Barbie, c’est LA couleur qui me permet de ne pas être confondue avec un fantôme lorsque la lumière se fait blafarde!

Sur les photos, on a l’impression de se noyer dans de la barbe à papa. Mais la réalité est tout autre: si le vernis à ongle Luminelle par Yves Rocher en teinte Orchidée est très opaque, le « Nail Glow » de Dior est entièrement transparent!

De même, sur les lèvres, le rose se fait discret, qu’il s’agisse de la baguette de gloss par Sephora qui en décline plusieurs teintes, ou du Chubby stick baume à lèvres par Clinique dont j’ai pourtant choisi la teinte la plus foncée « Super Strawberry ».

Quant au blush « Orgasm » par Nars (qui est pourtant extrêmement effrayant avec ses paillettes dorées…), il se porte gentiment sur le haut des pommettes quand le bronzage s’est envolé.

Vous avez dit rose à paillettes? Même pas peur!

Vous avez dit rose à paillettes? Même pas peur!

Mais le rose, ce n’est pas qu’une couleur bonne mine: c’est une odeur et une chaleur que l’on peut apprécier dans une tasse de thé ou que l’on peut tartiner au goûter.

Thé vert à la rose par Kusmi tea.

Thé vert à la rose par Kusmi tea.

Cette chaleur, on la retrouve également dans Rose magazine, semestriel ultra positif qui s’adresse à tous, toute l’année, et pas seulement durant le mois d’Octobre rose. Si l’on préfère la poésie, rien n’empêche de relire Ronsard. Et si l’on préfère les images, on peut admirer la période rose de Pablo Picasso, au musée Pouchkine de Moscou ou, sans quitter son fauteuil, sur le blog Art et Glam.

Autant de moyens de rosir de plaisir dans la grisaille automnale.

Et vous, sur quelle nuance de rose déclinez vous vos journées?

A demain,

Hélène.

En passant

30 jours

Chers tous,

Il y a 30 jours très exactement, je débutai l’aventure NaBloPoMo. Je doutais alors de ma capacité à publier quotidiennement sur ce blog. Le mois a passé et j’y suis arrivée!

Aujourd’hui, il est temps de tirer quelques conclusions de tout cela.

La première de toutes est que j’ai pris beaucoup de plaisir à prendre part à ce rendez-vous. En effet, si je ne suis pas allée jusqu’à le noter dans mon agenda, m’asseoir chaque soir à mon clavier a été comme un rendez-vous quotidien avec vous tous. J’espère que, de votre côté vous, avez retiré autant de plaisir à vous asseoir quelques minutes avec moi.

Par ailleurs, cette expérience m’a permis de porter un regard neuf sur la banalité du quotidien. Je sais que, sans NaBloPoMo, je n’aurais pas observé avec le même œil ces trois petits frères que je croise chaque matin dans le bus, ni ce vieux monsieur si triste qui occupe toujours le même siège.

Cette acuité nouvelle me permet dès lors d’apercevoir chaque jour quelques pépites insoupçonnées.

Je ne sais donc pas si NaBloPoMo m’a véritablement appris à raconter le quotidien, mais il m’a assurément appris à le voir. Pour cette simple raison, je ne peux que vous encourager à vous prêter au jeu: chaque jour, admirez le monde qui vous entoure et chaque soir, couchez vos impressions sur le papier. Cette expérience est extrêmement enrichissante.

J’espère que cela vous donnera envie d’essayer, même pour vous seul, sans tenir de blog, et que vous me ferez part de vos impressions.

A demain,

Hélène.