En passant

J’ai vu

J’ai vu la plaie béante du soleil dans le ciel de Paris,

J’ai vu un manteau pourpre s’étendre sur nos vies,

J’ai vu des doigts crasseux caresser un clavier, et une bouche vide chanter la Géorgie,

J’ai vu la clameur de centaines d’yeux monter jusqu’à la nuit,

J’ai vu notre mémoire mêler hier et aujourd’hui.

 

J’ai vu et j’ai vécu.

 

Le rire des feuilles qui tombent,

Le souffle de la Seine,

Le soupir de la rue.

 

A bientôt,

Hélène.

En passant

Retour à la vie active

Ce billet fait écho au dernier article rédigé par Fa, alias Biroulegem, sur son très joli blog. Elle y écrit son dernier trajet en train pour aller bosser, tandis que je viens de vivre mon retour dans les transports en commun. Direction: Paris, pour un entretien d’embauche.

Première étape d’un retour à la vie, dite active? Vraisemblablement non, du moins pas dans l’immédiat. Mais ce renvoi au bruissement de la ville m’a redonné envie d’y participer.

J’avais emporté mon appareil photo. J’avais l’intention de vous proposer un petit reportage sur mon périple à travers le XVIème arrondissement (Meuh oui!). J’avais emporté mon appareil photo et je l’ai laissé dans mon sac… Ne restent donc de cette journée parisienne qu’un chapelet de personnages.

Il y a d’abord eu le patriarche chantant la tyrolienne dans les couloirs du métro.

Une très (très, très, très) jolie poupée aux yeux d’aigue-marine que l’on aurait pu prendre pour ma petite sœur et qui m’a pourtant assurée que j’étais trop jeune pour occuper le poste.

Des hordes de Chinois souriant niaisement devant l’Arc de triomphe qu’il n’auront finalement vu qu’au travers de leur objectif.

Il y a enfin eu Georgia qui, alors que je pensais admirer les robes de soirée exposées dans la boutique Sephora des Champs-Elysées (Futilité, quand tu nous tiens… Mais si vous passez par là, et que vous appréciez la haute-couture, courrez y: je ne sais pas à quel point l’exposition est éphémère.), m’a emmenée avec son accent titi-parigot-à-couper-au-couteau dans une valse de poudres, de fards et de pinceaux. J’en suis ressortie persuadée que Georgia venait de battre le record du plus grand nombre de produits appliqués simultanément sur un même visage.

C’était déjà l’heure de rentrer, de refaire le chemin à l’envers, riche de ces quelques perles d’histoire.

Et vous, quelles richesses avez vous récoltées aujourd’hui?

A demain,

Hélène.