En passant

J’ai vu

J’ai vu la plaie béante du soleil dans le ciel de Paris,

J’ai vu un manteau pourpre s’étendre sur nos vies,

J’ai vu des doigts crasseux caresser un clavier, et une bouche vide chanter la Géorgie,

J’ai vu la clameur de centaines d’yeux monter jusqu’à la nuit,

J’ai vu notre mémoire mêler hier et aujourd’hui.

 

J’ai vu et j’ai vécu.

 

Le rire des feuilles qui tombent,

Le souffle de la Seine,

Le soupir de la rue.

 

A bientôt,

Hélène.

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En passant

Le blog et vous

Chers tous,

Voici que s’achève la première semaine du blog Hélène Procrastine.

La communauté des Procrastinateurs grandit petit à petit et la fréquentation du site a des hauts et des bas mais atteint une moyenne journalière assez inattendue de ma part, surtout dans un délai aussi court.

Je vous remercie donc très chaleureusement pour votre présence, vos encouragements, vos abonnements à la newsletter et aux réseaux sociaux du blog.

Ce dernier n’a aucune raison d’être sans ses lecteurs. Je souhaite donc vous y associer davantage afin de savoir ce qui vous intéresse, et quel type de contenus vous aimeriez y voir.

Naturellement, Hélène Procrastine demeurera un blog personnel dont la vocation première sera toujours de traiter de sujets qui me tiennent à cœur, me réjouissent ou m’interpellent.

Instants de vie, photographies, rêveries, réflexions plus engagées, critiques littéraires ou artistiques, exercices stylistiques, micro-vloging, promenades… Les possibilités sont nombreuses et toutes aussi intéressantes. Lesquelles ont votre préférence?

Par ailleurs, je me demande si l’idée de publier quotidiennement est satisfaisante. J’aimerais votre avis à ce sujet.

Pour me communiquer vos idées et vos envies, vous pouvez laisser un commentaire au bas de cet article, utiliser le formulaire de contact ou me laisser un message sur la page Facebook et le compte Twitter du blog.

J’espère avoir de vos nouvelles d’ici peu. Pour l’heure je vous souhaite une très belle fin de semaine.

A lundi,

Hélène.

Galerie

Dans les nuages

Aujourd’hui je vous invite à m’accompagner pour un long voyage, en un lieu dont on ne sait pas vraiment s’il est de notre monde ou d’ailleurs, une frontière ténue qui ourle de fantaisie notre réalité. Je veux parler du monde des nuées, si proche de celui des rêves.

Nous ne cessons jamais de nous plaindre qu’ils sont trop nombreux: « Ôte toi de mon soleil! » Et nous oublions de les regarder.

Insaisissables et imprévisibles, ils forment pourtant la plus belle galerie d’art qu’on puisse constituer: un art éphémère fait d’ombre et de lumière qui révèle à chacun les reliefs de son monde intérieur. Là est la magie: contempler les nuages, c’est se trouver face à son âme, délivrée des contingences de la vie.

Cette après-midi, je me suis assise à ma fenêtre quelques minutes. L’orage se préparait. Je n’étais plus au monde. J’étais.

Je vous souhaite beaucoup de nuages. A demain,

Hélène.